Archive pour 14 mars, 2008

Viau Théophile. Le matin.

 Viau Théophile. Le matin. dans Textes choisis i17770_mail11

Le Matin. Ode

L’Aurore sur le front du jour

Sème l’azur, l’or et l’ivoire,

Et le Soleil, lassé de boire,

Commence son oblique tour.

Les chevaux, au sortir de l’onde

De flamme et de clarté couverts,

La bouche et les naseaux ouverts,

Ronflent la lumière du monde.

La Lune fuit devant nos yeux,

La nuit a retiré ses voiles,

Peu à peu le front des étoiles

S’unit à la couleur des cieux.

Déjà la diligente avette

Boit la marjolaine et le thym,

Et revient riche du butin

Qu’elle a pris sur le mont Hymette.

Je vois le généreux lion

Qui sort de sa demeure creuse

Hérissant sa perruque affreuse

Qui fait fuir Endymion.

Sa dame, entrant dans les bocages

Compte les sangliers qu’elle a pris,

Ou dévale chez les esprits

Errant aux sombres marécages.

Je vois les agneaux bondissants

Sur ces blés qui ne font que naître:

Cloris chantant les mène paître

Parmi ces coteaux verdissants.

Les oiseaux d’un joyeux ramage

En chantant semblent adorer

La lumière qui vient dorer

Leur cabinet et leur plumage.

La charrue écorche la plaine,

Le bouvier qui suit les sillons

Presse de voix et d’aiguillons

Le couple des boeufs qui l’entraîne.

Alix apprête son fuseau,

Sa mère qui lui fait la tâche

Presse le chanvre qu’elle attache

A sa quenouille de roseau.

Une confuse violence

Trouble le calme de la nuit,

Et la lumière avec le bruit

Dissipe l’ombre et le silence.

Alidor cherche à son réveil

L’ombre d’Iris qu’il a baisée,

Et pleure en son âme abusée

La fuite d’un si doux sommeil.

Les bêtes sont dans leur tanière,

Qui tremblent de voir le Soleil;

L’homme remis par le sommeil

Reprend son oeuvre coutumière.

Le forgeron est au fourneau:

Ois comme le charbon s’allume:

Le fer rouge dessus l’enclume

Etincelle sous le marteau.

Cette chandelle semble morte,

Le jour la fait évanouir;

Le Soleil vient nous éblouir:

Vois qu’il passe au travers la porte.

Il est jour, levons-nous, Philis;

Allons à notre jardinage

Voir s’il est comme ton visage

Semé de roses et de lys.

Théophile de Viau.

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Corète du Japon.

 La corète du Japon (Kerria japonica) est un arbuste de la famille des Rosaceae.

C’est un arbuste à la végétation vigoureuses, très foisonnante, aux tiges grêles, toujours vertes, aux feuilles caduques, dentées, aux fleurs, à 5 pétales pour l’espèce type, d’un jaune profond.

C’est un arbuste qui drageonne énormément.

Plusieurs erreurs d’interprétation ont été faites sur cette espèce avant qu’elle soit correctement identifié. Cette plante n’est pas originaire du Japon , pays où elle a été naturalisée, mais de Chine. Elle avait été classée comme telle par les botanistes européens qui avaient travaillé au XVIIIe siècle sur des descriptions écrites provenant du Japon.

Aux premiers échantillons rapportés il manquait les fleurs, ce qui provoqua son classement dans la famille des Tiliaceae. C’est Augustin Pyrame de Candolle qui identifia correctement la plante en créant un genre particulier Kerria dans la famille des Rosaceae.

Cet arbuste de culture facile est maintenant très répandu dans les jardins et les parcs sous climat tempéré et offre une abondante floraison jaune au printemps, plus faible en automne. C’est surtout la variété à fleurs doubles dont les fleurs forment des sortes de pompons aux pétales fripés qui est multipliée par les horticulteurs.

Corète du Japon. dans Fleurs et plantes p2243419

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