Archive pour juin, 2007

Promenade à Rochefort 5. Le quartier du Port.

Quartier Thermes et Port.

 

 

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Cure thermale.

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Pierre Loti et Rochefort 2

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La cour de la Maison de Loti à Rochefort.

Au cours de ma vie, j’ aurais donc été moins
impressionné sans doute par la fantasmagorie
changeante du monde, si je n’ avais commencé l’ étape
dans un milieu presque incolore, dans le coin le plus
tranquille de la plus ordinaire des petites villes :
recevant une éducation austèrement religieuse ;
bornant mes plus grands voyages à ces bois de la
Limoise, qui me semblaient profonds comme les
forêts primitives, ou bien à ces plages de
l’  » île  » , qui me mettaient un peu d’ immensité dans
les yeux lors de mes visites à mes vieilles tantes
de Saint-Pierre-d’ Oleron.
C’ était surtout dans la cour de notre maison que
se passait le plus clair de mes étés ; il me
semblait que ce fût là mon principal domaine, et je
l’ adorais…
bien jolie, il est vrai, cette cour ; plus ensoleillée
et aérée, et fleurie que la plupart des jardins de
ville. Sorte de longue avenue de branches vertes et
de fleurs, bordée au midi par de vieux petits murs
bas d’ où retombaient des rosiers, des chèvrefeuilles,
et que dépassaient des têtes d’ arbres fruitiers du
voisinage. Longue avenue très fleurie donnant des
illusions de profondeur, elle s’ en allait en
perspective fuyante, sous des berceaux de vigne et de
jasmin, jusqu’ à un recoin qui s’ élargissait comme
un grand salon de verdure, -puis elle finissait à
un chai, de construction très ancienne, dont les
pierres grises disparaissaient sous des treilles et du lierre.
 
Oh ! Que je l’ ai aimée, cette cour, et que je l’ aime
encore !
Les plus pénétrants premiers souvenirs que j’ en
aie gardés, sont, je crois, ceux des belles soirées
longues de l’ été. -oh ! Revenir de la promenade,
le soir, à ces crépuscules chauds et limpides qui
étaient certainement bien plus délicieux alors
qu’ aujourd’ hui ; rentrer dans cette cour, que les
daturas, les chèvrefeuilles remplissaient des plus
suaves odeurs, et, en arrivant, apercevoir dès la
porte toute cette longue enfilade de branches
retombantes ! …
par-dessous un premier berceau, de jasmin de la
Virginie, une trouée dans la verdure laissait
paraître un coin encore lumineux du rouge couchant.
Et, tout au fond, parmi les masses déjà assombries
des feuillages, on distinguait trois ou quatre
personnes bien tranquillement assises sur des
chaises ; -des personnes en robe noire, il est vrai,
et immobiles-mais très rassurantes quand même,
très connues, très aimées : mère, grand’ mère et
tantes. Alors je prenais ma course pour aller me
jeter sur leurs genoux, -et c’ était un des
instants les plus amusants de ma journée.

Extrait du Roman d’un enfant de Pierre Loti.

Sources : http://gallica.bnf.fr/

Rescapées …..

de la pluie et du vent….

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Promenade à Rochefort 4. Le centre et l’Hotel de ville.

 

Centre de Rochefort et Hotel de ville.

 

 

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Promenades à Rochefort 3.Les formes de radoub.

La construction navale est l’activité principale de Rochefort pendant très longtemps, et la réparation des bateaux complète celle ci. Le radoub est l’entretien et la réparation de la coque. Cette opération, également appelée carénage, a
longtemps consisté, avant l’adoption de formes de radoub, à coucher le bâtiment sur le côté afin d’avoir accès aux parties habituellement immergées. Le goudron est brûlé, fondu et ôté de la coque afin d’être nettoyer des
parasites qui l’alourdissent.
Source : www.musee-marine.fr

Définition de radouber. (Marine) Faire des réparations au corps d’un bâtiment.Une forme de radoub est un bassin que l’on asséche pour la construction et la réparation des bateaux. Les premières formes étaient simplement creusées mais en raison de la faible résistance, le modèle bétonné est arrivé. Au fond de la forme on trouve une ou des ligne(s) de tins permettant au bateau de ne pas se poser directement sur le fond bétonné quand l’eau se retire.

Extraits Wikipédia, pour en savoir plus  http://fr.wikipedia.org/wiki/Forme_de_radoub

Clic gauche pour agrandir les photos.

 

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La vielle forme.

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Forme Louis XV.

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Forme Napoléon III.

 

Derniers vestiges…..

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Pierre Loti et Rochefort. 1

Pierre Loti et Rochefort. 1 dans Textes choisis 11b

 Rochefort est la ville natale de Pierre Loti et le Roman d’un  enfant est en grande partie consacrée à la région de Rochefort, le Château de La Roche Courbon, l’Ile d’oleron où sa mère était née, La Limoise lieu qu’il a beaucoup fréquenté.

J’ai choisi un extrait où Loti découvre pour la première fois la mer. 

Extrait du Roman d’un enfant

« Je voudrais essayer de dire maintenant l’ impression
que la mer m’ a causée, lors de notre première
entrevue, -qui fut un bref et lugubre tête-à-tête.
Par exception, celle-ci est une impression
crépusculaire ; on y voyait à peine, et cependant
l’ image apparue fut si intense qu’ elle se grava
d’ un seul coup pour jamais. Et j’ éprouve encore un
frisson rétrospectif, dès que je concentre mon
esprit sur ce souvenir.
J’ étais arrivé le soir, avec mes parents, dans un
village de la côte saintongeaise, dans une maison
de pêcheurs louée pour la saison des bains. Je
savais que nous étions venus là pour une chose qui
s’ appelait la mer, mais je ne l’ avais pas encore vue

(une ligne de dunes me la cachait, à cause de ma
très petite taille) et j’ étais dans une extrême
impatience de la connaître. Après le dîner donc, à
la tombée de la nuit, je m’ échappai seul dehors.
L’ air vif, âpre, sentait je ne sais quoi d’ inconnu,
et un bruit singulier, à la fois faible et immense,
se faisait derrière les petites montagnes de sable
auxquelles un sentier conduisait.
Tout m’ effrayait, ce bout de sentier inconnu, ce
crépuscule tombant d’ un ciel couvert, et aussi la
solitude de ce coin de village… cependant, armé
d’ une de ces grandes résolutions subites, comme les
bébés les plus timides en prennent quelquefois, je
partis d’ un pas ferme…
puis, tout à coup, je m’ arrêtai glacé, frissonnant
de peur. Devant moi, quelque chose apparaissait,
quelque chose de sombre et de bruissant qui avait
surgi de tous les côtés en même temps et qui
semblait ne pas finir ; une étendue en mouvement qui
me donnait le vertige mortel… évidemment
c’ était
ça ;
pas une minute d’ hésitation, ni même
d’ étonnement que ce fût ainsi, non, rien que de
l’ épouvante ; je reconnaissais et je tremblais.
C’ était d’ un vert obscur presque noir ; ça
semblait instable, perfide, engloutissant ; ça
remuait et ça se démenait partout à la fois, avec
un air de méchanceté
inistre. Au-dessus, s’ étendait un ciel tout
d’ une pièce, d’ un gris foncé, comme un manteau
lourd.
Très loin, très loin seulement, à d’ inappréciables
profondeurs d’ horizon, on apercevait une déchirure,
un jour entre le ciel et les eaux, une longue fente
vide, d’ une claire pâleur jaune…
pour la reconnaître ainsi, la mer, l’ avais-je
déjà vue ?
Peut-être, inconsciemment, lorsque, vers l’ âge de
cinq ou six mois, on m’ avait emmené dans l’ île,
chez une grand’ tante, soeur de ma grand’ mère. Ou
bien avait-elle été si souvent regardée par mes
ancêtres marins, que j’ étais né ayant déjà dans la
tête un reflet confus de son immensité.
Nous restâmes un moment l’ un devant l’ autre,
moi fasciné par elle. Dès cette première entrevue
sans doute, j’ avais l’ insaisissable pressentiment
qu’ elle finirait un jour par me prendre, malgré
toutes mes hésitations, malgré toutes les volontés
qui essayeraient de me retenir… ce que j’ éprouvais
en sa présence était non seulement de la frayeur,
mais surtout une tristesse sans nom, une impression
de solitude désolée, d’ abandon, d’ exil… et je
repartis en courant, la figure très bouleversée, je
pense, et les cheveux tourmentés par le vent, avec

une hâte extrême d’ arriver auprès de ma mère, de
l’ embrasser, de me serrer contre elle ; de me faire
consoler de mille angoisses anticipées,
inexpressibles, qui m’ avaient étreint le coeur à la
vue de ces grandes étendues vertes et profondes. »

Pierre Loti (1850-1923). Le roman d’un enfant.

Source BNF/GALLICA

http://gallica.bnf.fr/

D’autres  textes de Pierre Loti accompagneront les articles sur Rochefort .

Mur d’escalade……

700070604rochefortlesoiseaux01.jpg   Clic gauche pour agrandir les photos.

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La varappe à deux c’est mieux….

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