Archive pour décembre, 2006

Maisons anciennes à Saint Brieuc

 

Saint-Brieuc cliquer sur le lien pour voir les photos  (Sant-Brieg en breton) est une commune  située dans le département des Côtes-d’Armor et la régionBretagne. Ses habitants sont les Briochins.

Saint-Brieuc est l’un des neuf évêchés de la Bretagne historique, la paroisse faisait également partie d’un petit territoire, le Turnagouet (entre l’Urne et le Gouët) l’un des trois pays composant l’évêché de Saint-Brieuc avec le Goelo et le Penthièvre.

Extrait : Wikipédia 

 

Maisons anciennes à Saint Brieuc dans Bretagne St-Brieuc252_redimensionner

 

St-Brieuc0253_redimensionner dans Paysages urbains et autres

Mémoire d’un goût….d’une odeur.

 La mémoire d’un goût, d’une odeur du passé, qui d’entre nous n’a pas un jour dit, en sentant   »l’odeur du pain perdu » en train de cuire dans la poële,  çà me rappelle …… et les souvenirs reviennent ….vous l’avez compris ma madeleine à moi, c’est le pain perdu…..

 Qui mieux que Proust a su parler de cette mémoire.

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*****

Extrait de : A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann. Marcel Proust.

Cet extrait je l’ai appelé : Le goût de la madeleine de Tante Léonie.

*****

« Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt, cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. Il l’y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact, à la disposition, tout à l’heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C’est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l’esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n’est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière.(…)

Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l’image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu’à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément ; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l’insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m’apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s’agit.

Arrivera-t-il jusqu’à la surface de ma claire conscience, ce souvenir, l’instant ancien que l’attraction d’un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s’il remontera jamais de sa nuit ? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute oeuvre importante, m’a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d’aujourd’hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine.

Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé ; les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot – s’étaient abolies, ou ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.

Et dès que j’eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (quoique je ne susse pas encore et dusse remettre à bien plus tard de découvrir pourquoi ce souvenir me rendait si heureux), aussitôt la vieille maison grise sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s’appliquer au petit pavillon, donnant sur le jardin, qu’on avait construit pour mes parents sur ses derrières (ce pan tronqué que seul j’avais revu jusque-là) ; et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu’au soir et par tous les temps, la Place où on m’envoyait avant déjeuner, les rues où j’allais faire des courses, les chemins qu’on prenait si le temps était beau. Et comme dans ce jeu où les Japonais s’amusent à tremper dans un bol de porcelaine rempli d’eau, de petits morceaux de papier jusque-là indistincts qui, à peine y sont-ils plongés s’étirent, se contournent, se colorent, se différencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de même maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l’église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé.»

*****

Sources: Gallica.

http://gallica.bnf.fr/proust/     A l’occasion de l’exposition Marcel Proust, Gallica propose un dossier consacré au dernier volume de A la Recherche du temps perdu : Le Temps retrouvé.

Autour de Mayrac

 

 Fin de notre promenade dans le Lot.

Paysages autour de Mayrac.

 

Cet article a été déplacé vers « Pages » PERIGORD

http://binicaise.unblog.fr/perigord/

Dimanche studieux….

 

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J’ai passé un long moment à fouiner dans les documents textes de la BNF plus exactement dans Gallica, pour découvrir de nouveaux poèmes. J’ai fait une bonne moisson.

Je me suis perdue dans la correspondance  de Victor Hugo, je vous promets de vous faire part de mes découvertes plus tard.

Sarlat

                         

 

  

La fermeture du site de mon hébergeur fait que les photos sur cette page ont disparu.

 

 

Sarlat

Extrait de l’Encyclopédie Libre Wikipédia

« Sarlat est une cité médiévale qui s’est développée autour d’une grande abbaye bénédictine d’origine carolingienne. Seigneurie monastique, elle atteignit son apogée au XIIIe siècle. L’origine de l’abbaye se perd dans les légendes. Elle existe au IXe siècle, faisant partie des six grandes abbayes du Périgord (Paunat, Belvès, Saint Front de Périgueux, Brantôme, Terrasson). L’abbaye carolingienne de Sarlat est la seule à avoir été épargnée par les Vikings, située à l’écart de la Dordogne et de ses affluents. Elle a su demeurer indépendante et se plaça en 1153 sous la protection directe du Saint-Siège à Rome. Elle fut reconstruite à l’époque romane entre 1125 et 1160. En 1318, l’abbaye fut le siège du nouvel évêché créé par le PapeJean XXII. L’église abbatiale devint la cathédrale du diocèse de Sarlat. Les évêques, remplaçant les abbés, commencèrent sa transformation architecturale qui fut achevée seulement à la fin du XVIIe siècle. »

« A partir du XIVe siècle, évêques et consuls se partagèrent le pouvoir jusqu’à la Révolution » 

« Devenue sous-préfecture, elle s’endormit, pendant près de 150 ans, pour se revivifier seulement depuis 40 ans. »

« Il est permis de penser qu’en France de nombreuses villes ont possédé d’aussi curieuses et pittoresques ruelles, d’aussi beaux monuments, mais le modernisme a détruit progressivement ces trésors du passé, Sarlat a été miraculeusement sauvée grâce à la loi promulguée le 4 août1962 dite Loi Malraux. Cette loi sur la restauration des secteurs sauvegardés fut appliquée pour la première fois en France à Sarlat. Le centre de la petite cité médiévale avec ses 65 monuments et immeubles protégés servit d’opération pilote pour la mise au point des financements et des critères de restauration. »

« Ici, c’est le Paradis des Français » (Henry Miller).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarlat

 

                      Bonne journée à tous.

Poème d’Albert Samain.

 

                                                    

                                                    

Paysages 

I
L’ air est trois fois léger. Sous le ciel trois fois pur,
le vieux bourg qui s’ effrite en ses noires murailles
ce clair matin d’ hiver sourit sous ses pierrailles
à ses monts familiers qui rêvent dans l’ azur…
une dalle encastrée, en son latin obscur,
parle après deux mille ans d’ antiques funérailles.
César passait ici pour gagner ses batailles,
un oiseau du printemps chante sur le vieux mur…
bruissante sous l’ ombre en dentelle d’ un arbre,
la fontaine sculptée en sa vasque de marbre
fait briller au soleil quatre filets d’ argent.
Et pendant qu’ à travers la marmaille accourue
la diligence jaune entre dans la grand’ rue,
la tour du signador jette l’ heure en songeant.

 II
l’ horloger, pâle et fin, travaille avec douceur ;
vagues, le seuil béant, somnolent les boutiques ;
et d’ un trottoir à l’ autre ainsi qu’ aux temps antiques
les saluts du matin échangent leur candeur.
Panonceaux du notaire et plaque du docteur…
à la fontaine un gars fait boire ses bourriques ;
et vers le catéchisme en files symétriques
des petits enfants vont, conduits par une soeur.
Un rayon de soleil dardé comme une flèche
fait tout à coup chanter une voix claire et fraîche
dans la ruelle obscure ainsi qu’ un corridor.
De la montagne il sort des ruisselets en foule,
et partout c’ est un bruit d’ eau vive qui s’ écoule
de l’ aube au front d’ argent jusqu’ au soir aux yeux d’ or. 

III
le ciel rouge et doré par degrés a pâli ;
les oliviers d’ argent frémissent ; l’ herbe ondule ;
rose au front, la montagne à sa base accumule
de grands blocs transparents de lapis-lazuli.
C’ est le retour des champs… une étoile a frémi.
Dans l’ air une douceur de Bethléem circule.
L’ homme est à pied ; la femme assise sur la mule
berce sous son manteau son enfant endormi. 

Et partout, sur le front portant en équilibre
des mannes où l’ odeur des violettes vibre,
par la grand’ route grise et par les sentiers bruns,
des femmes, que l’ instant et leur marche rend belles,
passent avec lenteur en laissant derrière elles
le divin crépuscule empli de longs parfums. 

IV
voici les vieux métiers : le cuir, le fer, le bois,
la chanson d’ établi dans les copeaux éclose ;
le marteau sur l’ enclume, et le fer chaud qu’ on pose,
et cet osier qui court flexible entre les doigts.
Ah ! Vivre ici pareil au ciel changeant des mois ! …
la ville a pour ceinture un clair jardin de roses
ah ! Vivre ici parmi l’ innocence des choses,
près de la bonne terre, et loin des tristes lois.
ô songe d’ une vie heureuse et monotone !
Bon pain quotidien ; lait pur ; conscience bonne ;
simplicité des coeurs levés avant le jour…
oui, mais qui sait, hélas ! Peut-être quels mystères
même ici, trame, aux nuits d’ orage et d’ adultères,
ce vieux couple éternel, l’ avarice et l’ amour ?   

 

 

Albert Samain. Le chariot d’or 

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Cuisine : Truffes au chocolat

Les truffes au chocolat.

********

Faire les truffes quelques jours avant les fêtes.

Pour une trentaine de truffes .

Temps de préparation : 25 minutes

Temps de cuisson : 5 minutes

Ingrédients :

250 grs de chocolat amer (chocolat patissier).

100 grammes de beurre ramolli.

2 jaunes d’oeufs battus.

1 cuiller à soupe de Whisky.

1 sachet de sucre vanillé.

50 grammes de sucre glace.

poudre de cacao non sucrée.

*************

Faites fondre le chocolat au bain-marie, ou au micro ondes.

Battez le sucre glace, le sucre vanillé et les jaunes d’oeufs ensemble.

Incorporez-les dans le beurre mou et lorsque le mélange est bien homogène, versez-le dans le chocolat fondu.

Battez vigoureusement.

Ajoutez le Whisky et mélangez bien.

Mettez  la préparation au réfrigérateur pendant une nuit.

Le lendemain, saupoudrez une planche avec du cacao amer.

Formez des boules que vous roulerez dans la poudre de cacao.

Mettez dans des caissettes et gardez au frais dans une boite hermétiquement fermée.

ps : les caissettes se trouvent dans les super marchés au rayon accessoires pour pâtisserie.

***********

J’ai longtemps régalé ma famille et mes amis avec ces truffres dont j’avais trouvé la recette dans une revue.

Mes compositions 1

                          vendredi5.jpg 

 

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