Archive pour décembre, 2006

Arthur Rimbaud. Le Buffet.

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Le Buffet

C’est un large buffet sculpté; le chêne sombre,

Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens;

Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre

Comme un flot de vin vieux, des parfums engageant;

Tout plein, c’est un fouillis de vieilles vieilleries,

De linges odorants et jaunes, de chiffons

De femmes ou d’enfants, de dentelles flétries,

De fichus de grand-mère où sont peints des griffons;

- C’est là qu’on trouverait les médaillons, les mèches

De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches

Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.

- O buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,

Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis

Quand s’ouvrent lentement tes grandes portes noires.

Octobre 70.

 

Arthur Rimbaud

 

 

 

Cuisine : Pommes au miel

 

 

Pommes au miel.

**

 

Ingrédients pour 2 personnes :

 

4 petites pommes ou 3 moyennes.

Miel crémeux.

Glace vanille.

****

 

Préparation

 

Eplucher les pommes, les couper en lamelles et disposer dans des plats individuels allant au four micro ondes  (genre plat à crème brûlée).

Mettre une cuillère à soupe de miel sur chaque préparation.

Faire cuire au four à micro ondes, forte puissance avec un couvercle spécial.

Cuire au total environ 6 m. vérifier en cours de cuisson, les pommes doivent être translucides.

Laisser tiédir ou refroidir et servir avec une boule de glace sur chaque portion.

****

 

 

Voilà un dessert vite fait.

 

Vous pourrez y apporter des variantes en mettant des épices en plus : cannelle gingembre etc. ou en remplaçant le miel par du sirop d’érable ou une gelée de fruits ….

****

 

 

 

 

 

 

Fleurs

Fleurs dans Fleurs et plantes Hortensisas 

Encore quelques bouquets.

 

    

 

            

 

                 

  

            

 

    

 

Perles d’eau.

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Cuisine Ile flottante.

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Lorsque je cuisine une préparation où seul les jaunes d’oeufs sont utilisés, je fais des oeufs à la neige avec les blancs..

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  Ile flottante.

                                 (cuisson des oeufs à la neige au micro ondes)

Ingrédients pour 2 ou 3 personnes  :

80 grammes de sucre

3 Blancs d’oeufs

Crème anglaise toute prête, si vous avez utiliser les jaunes pour une autre préparation.

*********

Battre les blancs d’oeufs en neige avec une pincée de sel, lorsqu’ils sont fermes , ajouter le sucre.

Façonner avec une cuillère des blocs de blancs en neige, les mettre dans un plat allant au micro-ondes.

Cuire à la puissance la plus basse pendant 40 secondes, vérifier la cuisson et remettre si besoin.

Mettre la crème anglaise dans le plat de présentation, poser les blancs en neige dessus  et décorer soit avec un filet de caramel ou de sirop d’érable. 

Mettre au frais et servir.

***

La Rosée Poème d’Henry Murger.

 

 

LA ROSEE

Le sylphe matinal qui verse la rosée,
trop amoureux du lîs, oublia ce matin
de baigner l’ humble fleur demi-morte et brisée
qu’ une larme du ciel ranimerait soudain.
Comme fait un amant avec sa fiancée,
à quelque muse triste ayant donné la main,
cherchant l’ ombre et la paix, pied lent, tête baissée,
un poëte le soir traversa le chemin.

Soit amour mal éteint, soit douleur mal fermée,
il pleurait en marchant sous l’ ombreuse ramée ;
une larme tomba de ses yeux sur la fleur,
sur la fleur demi-morte au pied du lis superbe,
et qui reprit bientôt, parmi ses soeurs de l’ herbe
son arome champêtre et ses vives couleurs.
1844.

 

Murger, Henry (1822-1861). Les nuits d’hiver

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Enclos paroissiaux 1

 

   Enclos paroissial de GUIMILIAU

Cliquer sur le lien pour voir les photos .

 

L’enclos paroissial est un élément architectural typique de la Basse-Bretagne mais pas seulement. On trouve aussi quelques enclos en Haute Bretagne comme à Saint-Suliac (Ille-et-Vilaine) datant en partie du 13ème siècle. Les plus célèbres enclos se trouvent en Finistère sur la vallée de l’Elorn entre Landivisiau et LanderneauLes éléments architecturaux les plus célèbres ont été bâtis à la Renaissance et au XVIIe siècle

  • La porte triomphale marque l’entrée du cimetière. 

  • L’ossuaire reçevait les ossements exhumés car les cimetières étaient souvent très petits. De petits réduits, ils sont devenus des bâtiments plus vastes et ornés servant de chapelle funéraire. 

  • Le calvaire qui représente autour de la Passion du Christ, toute l’Histoire sainte. Riche de 200 personnages comme à Guimiliau, ils servaient aux prêtres à faire l’instruction religieuse. 

 

Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Enclos_paroissial 

********

                                                       

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Poème Emile Verhaeren.

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L’arbre

L’ arbre
tout seul,
que le berce l’ été, que l’ agite l’ hiver,
que son tronc soit givré ou son branchage vert,
toujours, au long des jours de tendresse ou de haine,
il impose sa vie énorme et souveraine aux plaines.
Il voit les mêmes champs depuis cent et cent ans
et les mêmes labours et les mêmes semailles ;
les yeux aujourd’ hui morts, les yeux
des plus lointains aïeux
ont regardé, maille après maille,
se nouer son écorce et ses rudes rameaux.

Il présidait tranquille et fort à leurs travaux ;
son pied velu leur ménageait un lit de mousse ;
il abritait leur sieste à l’ heure de midi
et son ombre fut douce
à ceux de leurs enfants qui s’ aimèrent jadis.
Dès le matin, dans les villages,
d’ après qu’ il chante ou pleure, on augure du temps ;
il est dans le secret des violents nuages
et du soleil qui boude aux horizons latents ;
il est tout le passé debout sur les champs tristes,
mais quels que soient les souvenirs
qui, dans son bois, persistent,
dès que janvier vient de finir
et que la sève, en son vieux tronc, s’ épanche,
avec tous ses bourgeons, avec toutes ses branches,
-lèvres folles et bras tordus-
il jette un cri immensément tendu
vers l’ avenir.

Alors, avec des rais de pluie et de lumière,
il fixe le tissu de ses feuilles trémières ;
il contracte ses noeuds, il lisse ses rameaux ;
il pousse au ciel vaincu son front toujours plus haut ;
il projette si loin ses poreuses racines
qu’ il épuise la mare et les terres voisines
et que parfois il s’ arrête, comme étonné
de son travail muet, profond et acharné.
Mais pour s’ épanouir et régner dans sa force,
ô les luttes qu’ il lui fallut subir, l’ hiver !
Glaives du vent à travers son écorce,
chocs d’ ouragan, rages de l’ air,
givres pareils à quelque âpre limaille,
toute la haine et toute la bataille,
et les grêles de l’ est et les neiges du nord,
et le gel morne et blanc dont la dent mord
jusqu’ à l’ aubier, l’ ample écheveau des fibres,
tout lui fut mal qui tord, douleur qui vibre,
sans que jamais pourtant
un seul instant ne s’ alentît son énergie
à fermement vouloir que sa vie élargie
fût plus belle, à chaque printemps.
En octobre, quand l’ or triomphe en son feuillage,
mes pas larges encor, quoique lourds et lassés,
souvent ont dirigé leur long pèlerinage
vers cet arbre d’ automne et de vent traversé.
Comme un géant brasier de feuilles et de flammes,
il se dressait, tranquillement, sous le ciel bleu,
il semblait habité par un million d’ âmes
qui doucement chantaient en son branchage creux.
J’ allais vers lui les yeux emplis par la lumière,
je le touchais, avec mes doigts, avec mes mains,
je le sentais bouger jusqu’ au fond de la terre
d’ après un mouvement énorme et surhumain ;
et j’ appuyais sur lui ma poitrine brutale,
avec un tel amour, une telle ferveur,
que son rythme profond et sa force totale
passaient en moi et pénétraient jusqu’ à mon coeur.

Émile Verhaeren. La multiple splendeur

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